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Déjeuner-causerie Niviti: Entreprendre à 40+

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Entreprendre à 40+ c’est tout un autre monde. Faites-en l’exploration avec moi lors de la prochaine déjeuner-causerie Niviti, lundi 16 mars.

Infos et inscription ici:
http://niviti.com/espace/evenements/dejeuner-causerie-davender-gupta-startup-academie/

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« J’ai une idée. Maintenant, donnez-moi de l’argent. »

C’est l’essentiel de ce que j’entends de trop de gens qui pensent qu’ils ont l’idée du siècle.

Cette attitude est probablement encouragée par les fabulations qui ressortent de Silicon Valley et ces histoires de VC qui garrochent des millions de dollars à des jeunes qui n’ont qu’un PowerPoint poche sur leur iPad.

La vérité est toute autre. L’argent d’amorçage existe. Même au Québec, des millions de dollars cherchent des startups. Ce n’est pas là où est le problème.

Il faut comprendre que le rôle de l’investissement à l’étape d’amorçage, ou seed, n’est pas le développement de votre idée, mais plutôt le développement de l’entreprise autour de votre idée.

L’évolution d’un startup passe par cinq étapes distinctes :

  • Idée : Vous avez une idée de produit et vous voyez comment votre idée serait utile à un marché;
  • Découverte : Pour qui votre idée est une solution à un problème important ou désir ardent? – trouver la « correspondance problème-solution » (5 à 7 mois pour un startup web)
  • Validation : Combien votre marché est-il prêt à payer pour votre solution? (la « correspondance produit-marché »). Aussi, la valeur de votre marché est-elle assez grande pour soutenir la croissance de votre entreprise? (TAM ou marché total accessible) (3 à 5 mois pour un startup web)
  • Efficacité : Vous faites vos premières ventes, maintenant comment allez-vous faire croître ce premier marché et ouvrir d’autres? Cette étape vise aussi l’évolution des systèmes de l’entreprise pour améliorer la qualité et l’efficacité. (5 à 6 mois ou plus pour un startup web)
  • Surdimensionnement ou « Scaling » : Comment allez-vous dominer votre marché pour en devenir la nouvelle référence?

Si vous cherchez de l’argent externe trop tôt, votre idée n’a pas l’opportunité de trouver sa vraie niche dans le marché, alors votre projet ne lèvera pas. C’est pour cela que le moment idéal pour l’investissement externe d’amorçage se trouve entre les étapes de validation et d’exécution.

C’est à vous à faire le travail initial de découverte et de validation, afin de trouver vos premiers utilisateurs et le marché cible que vous voulez dominer, et aussi la correspondance de votre solution avec leurs priorités. Ce n’est pas assez de comprendre personnellement le lien entre votre offre et les besoins du marché, basé sur votre expérience ou vos observations. Il faut accumuler de l’évidence provenant des utilisateurs potentiels pour démontrer qu’ils reconnaissent le lien aussi. Et ce n’est pas assez de leur demander s’ils aiment votre idée – il faut aller plus loin et démontrer qu’ils l’aiment assez pour l’acheter. Obtenir ces preuves n’est pas aussi évident qu’on le pense.

Tout ce travail doit se faire avant d’entreprendre la recherche de capital d’amorçage. On vous demandera des preuves de la correspondance problème-solution : combien d’entrevues avez-vous faites, qu’avez-vous découvert à propos des besoins du marché que vous ne saviez pas avant, pour quel marché êtes-vous indispensable et irrésistible.

Vos investisseurs ne sont pas là pour faire développer votre produit – ils sont là pour vous aider à bâtir l’entreprise par laquelle les gens vont utiliser votre produit. Les recherches de définition et validation sont essentielles pour démontrer comment vous allez exécuter le développement de votre entreprise.

Les investisseurs me disent tout le temps que leur plus grand problème n’est pas la recherche de gens avec des idées. Leurs boîtes de courriel en débordent. Ce qu’il leur manque ce sont des entrepreneurs qui ont un modèle d’affaires solide, avec des preuves de correspondance problème-solution et produit-marché qui démontrent comment ils peuvent devenir la nouvelle référence dans leur marché cible.

Si votre désir de réussite est sérieux, vaut mieux se rappeler que le but final d’être en affaires n’est pas d’accumuler l’argent des investisseurs, mais de générer de la richesse avec des flux de revenus, provenant de clients qui reconnaissent la valeur de votre offre et qui s’y investissent avec leur argent et leur confiance.

Pour plus d’informations:
[suite…]

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Cela prend une communauté (suite)

Délégation Québec Startup au StartupFest 2014

 

En juillet dernier, j’ai coanimé une délégation d’entrepreneurs en provenance de la ville de Québec pour participer au Festival international du startup à Montréal. Ci-dessus, je vous présente fièrement la « photo de famille » de cette troisième délégation.

Je crois que StartupFest, et aussi la Tournée des Entrepreneurs à laquelle j’ai participé en août, représente l’évolution la plus importante en entrepreneuriat, plus important que le capital de risque, plus important que l’apparition des accélérateurs : l’émergence des communautés entrepreneuriales.

Une communauté entrepreneuriale est un réseau animé par les entrepreneurs, pour les entrepreneurs, et qui les connecte avec toutes les autres ressources dont ils ont besoin pour réaliser leur vision.

Le mouvement des « Startup Communities », qui a trouvé sa voix dans le livre du même titre par Brad Feld, se situe dans la même ligne de pensée que le « servant leadership » popularisé par Robert Greenleaf, qui dit que le pouvoir légitime se développe en mettant les besoins des autres d’abord. Cette attitude a été aussi partagée par Adeo Ressi, fondateur du Founder Institute, en décrivant la caractéristique distinctive du Silicon Valley : tout le monde, qu’il soit entrepreneur milliardaire ou débutant, se voit faire partie d’un même réseau où ton succès ne fait qu’améliorer la probabilité de mon succès.

La dynamique traditionnelle au Québec est que les entrepreneurs se tournent vers les instances gouvernementales et ses dérivés (CLD, SADC, etc) pour de l’aide, ou bien ils réclament des mentors pour leur guider ou des investisseurs pour les légitimer. Cette « demande d’aide » est symptomatique du problème fondamental, que les entrepreneurs n’ont pas de réseaux forts autour d’eux pour les soutenir.

Cette dynamique crée aussi une situation où il y a des entrepreneurs gagnants qui reçoivent de l’aide et des perdants qui n’en reçoivent pas. Le choix se fait par des critères qui font surtout avancer les intérêts des décideurs. Je vois trop de bonnes idées, bien qu’elles répondent à des besoins urgents et désirs ardents du marché, qui ne réussissent pas à lever parce qu’elles ne sont pas en alignement avec les critères et les intérêts de ces gatekeepers.

Je suis convaincu que le meilleur modèle de développement entrepreneurial n’est pas de mettre les startups dans une situation macho-darwinienne de conflit, de combat et de concurrence, mais plutôt d’encourager une approche de collaboration, de connexion, de conversation et de communauté. Les idées ont alors l’opportunité de se développer, de diverger ou converger au besoin, et de se trouver un meilleur environnement pour prendre racine. L’aide se génère par la communauté, pour la communauté.

Bien que c’est toujours une corvée pour recruter des participants au StartupFest, à la Tournée des entrepreneurs, ou bien aux activités locales plus périodiques commeFastTrac, les commentaires sont presque unanimes après l’expérience : la meilleure façon d’apprendre, de se motiver, de tester son idée et de passer à l’action est de faire tout cela en communauté.

Quand on est tout seul avec sa vision, face à l’inertie du statu quo, c’est tentant de voir le monde comme étant un jeu à somme nulle. La vérité est, plus qu’on s’entraide, plus qu’on réussit.

« Si vous faites partie d’une communauté forte et fidèle, vous pouvez tout faire. »
— Jacob DeHart, fondateur, Threadless.com

Pour plus d’informations

Ce billet fait partie de l’infolettre #11 de Startup-Académie:
http://eepurl.com/0hIyT

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« L’état par défaut de votre environnement est la stabilité,
ce qui implique que l’état par défaut d’un startup est l’échec. »
— Chris Dixon

Le succès d’un startup haute-performance se mesure par sa capacité de provoquer un dérangement sévère du statu quo, défaisant le marché et le rebâtissant selon de nouvelles valeurs, afin que votre offre devienne la nouvelle option préférée des utilisateurs et des acheteurs.

Le problème est que le startup se heurte à un dilemme presque insurmontable:

– d’un côté, le startup veut provoquer le désordre, mais le fait que la grande majorité du marché soit indifférent ou même hostile à votre offre établit alors une grande inertie presque impossible à déplacer,

– de l’autre côté, le startup veut contrôler le risque d’exécution pour assurer son succès.

Est-ce possible de provoquer le désordre de façon ordonnée?

Dès qu’on essaie de changer les choses, il se produit des inconnus inconnaissables. Si la stratégie de création de valeur du startup est de provoquer un disrupt du marché, alors il faut adopter une approche qui permet de profiter de l’imprévisible.

Nassim Nicholas Taleb décrit l’antifragile comme étant un avantage essentiel des innovateurs. Lorsqu’un choc imprévu arrive, et vous pouvez en tirer un avantage, alors vous avez une stratégie antifragile. Si l’imprévu vous cause des problèmes, votre stratégie est fragile et vouée à l’échec.

Le plus grand problème des plans de projet qu’on me demande de commenter est que justement ils sont trop fragiles pour répondre à la dure réalité:

– Que feriez-vous si la technologie que vous utilisez devient tout à coup désuète à cause d’un pivot d’une grande entreprise? (ce qui m’est arrivé en 1995 lorsque Bill Gates a changé d’idée à propos de l’internet)

– Que feriez-vous si une semaine avant votre lancement, une grande multinationale annonce le même produit que vous? Ou que ce dernier réclame des droits pour leur brevet dont vous ne saviez pas l’existence?

– Que feriez-vous si les marchés tombent, que la bulle éclate, qu’une situation politique à l’autre bout du monde bouleverse votre marché?

L’objectif du startup haute-performance est de provoquer le disrupt, le dérangement du statu quo, afin de pouvoir saisir l’initiative dans le nouvel environnement. Cela signifie que vos prévisions et vos stratégies doivent être antifragiles. Prenez pour acquis que l’impensable arrivera et que tout dans votre environnement vise votre échec. Votre mission est alors de trouver comment l’échec arrivera, et d’agir en conséquence pour tirer le meilleur avantage de la situation.

La distinction entre « antifragile » et « robuste » est: dans le premier cas, l’imprévu ouvre de nouvelles possibilités, tandis que dans le deuxième cas, vous gardez le cap avec la même stratégie. L’avantage du disrupt est justement la création de nouvelles possibilités que personne, incluant le marché, n’a pas été en mesure de concevoir avant. C’est pour cela que l’antifragilité est préférable à la robustesse.

Être antifragile requiert que vous soyez toujours en mode apprentissage. Considérez que chaque élément que vous tenez pour acquis n’est qu’hypothèse à valider, ou mieux, à invalider. Tel Edison, trouvez 10000 choses qui ne fonctionnent pas.

L’innovation est le désordre incarné. Des millions de personnes courent un peu partout, pensant qu’ils ont l’idée du siècle. Non seulement que plusieurs de ces personnes ont la même idée que vous, mais, au bout du compte, très peu de ces idées verront le jour, puisqu’ils ne sont pas capables de voir les possibilités au-delà du statu quo.

Votre avantage vient de votre approche stratégique. En adoptant une attitude antifragile qui prévoit l’échec, vous pouvez mieux naviguer en eaux inconnues vers le succès que vous désirez.

Pour plus d’informations

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La première escale de la Tournée des entrepreneurs arrive rapidement à Baie-Saint-Paul ce samedi 26 juillet… et je vous invite à en faire partie!

http://www.latourneedesentrepreneurs.org/charlevoix/

La Tournée des Entrepreneurs, c’est une occasion unique pour les entrepreneurs du Québec de partager leur vision de l’entrepreneuriat. C’est aussi une fin de semaine inoubliable unissant le milieu des affaires et le milieu artistique dans un environnement décontracté. A l’agenda: ateliers, conférences, nature, musique, bouffe, soleil et sourires!

La Tournée des entrepreneurs est une initiative de LP Maurice (Busbud), Christine Renaud (E-180), Raff Paquin (Frank & Oak), Sophie Boulanger (BonLook), Francis Gosselin (f.&co.) et d’autres.

Je désire avoir une cohorte d’environ dix entrepreneurs de la région de Québec qui y soit, d’où cette invitation à vous. Ce serait chouette d’avoir une cohorte d’entrepreneurs en provenance de Québec pour montrer nos couleurs!

Pour participer, faire les actions suivantes:

1. Veuillez vous inscrire à la page Eventbrite (inscription gratuite) – et ensuite m’aviser directement quand vous l’avez fait pour que je sache combiens d’entrepreneurs de Québec y seront:

https://www.eventbrite.ca/e/billets-la-tournee-des-entrepreneurs-12123913953

Vous pouvez participer soit pour la journée du samedi, ou rester pour toute la fin de semaine et profiter aussi du festival de musique LeFestif (Billets disponibles).

2. Si vous voulez participer à un covoiturage à partir de Québec, j’ai une Communauto qui partira de la station Shell coin boul. Laurier et rte de l’Église (Allo-Stop) à 10h samedi matin, et je partirai de BSP vers 21h. Envoyez-moi un e-mail si vous voulez venir avec moi (je suis ouvert à faire un arrêt pour vous prendre au Starbucks à Beauport).

Si vous voulez organiser aussi un covoiturage, faites-moi signe et je passerai le mot. Il est recommandé d’arriver à Baie-Saint-Paul vers 12h30.

3. Montrez vos couleurs! Portez votre T-Shirt Québec Startup! :)

J’ai hâte de vous voir samedi. Questions? N’hésitez pas de me contacter!

succès
-davender

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Courriel ou pourriel?

L’entrée en vigueur de la loi C-28 sur l’envoi des messages commerciaux par voie électronique a probablement fait plus peur aux entrepreneurs légitimes qu’aux agresseurs à qui la loi veut s’adresser.

Et c’est bien dommage, car c’est déjà assez difficile de demeurer en contact avec les clients et les gens qui s’intéressent à ce que vous faites.

Les réseaux sociaux contrôlent de plus en plus le flux d’information, donc ce mode devient de moins en moins efficace pour rester en contact avec votre réseau. Le «marketing de permission» via courriel doit revenir en avant-plan comme un pilier important de vos stratégies de communication, de positionnement et de marketing.

Pour ce faire, vos communications doivent générer l’intérêt et non de l’indifférence. Alors, quelle est la différence entre un message qui capte l’intérêt du lecteur, et un autre message qui les arrête? Quand est-ce qu’un courriel devient pourriel?

Le principe fondamental est le suivant:

Chaque communication que vous faites
doit créer de la valeur pour la personne qui la reçoit.

Si votre communication ne répond pas à cette exigence, alors le receveur l’interprétera comme du pourriel.

Nous sommes bombardés par des messages qui ne font rien de plus que d’interrompre notre pensée. Lorsque vous offrez quelque chose qui aide le receveur de façon objective, et sans aucune autre condition, vous percez ce mur d’indifférence et vous vous faites remarquer.

Ce « quelque chose de valeur » n’a pas besoin d’être énorme. Tout ce qui suffit est une simple idée. Considérez les façons suivantes pour créer de la valeur par vos communications:

1. Les « illustrations »: Des leçons ou recommandations qui se dégagent de votre expérience avec vos clients (pensez « étude de cas »);

2. Les « démonstrations »: Décrire comment faire ou comprendre quelque chose ayant un lien avec votre spécialité (cet article en est un exemple);

3. Les « opinions »: Vos commentaires sur des situations ou les nouvelles, toujours reliés à comment vous voulez être connu. Prenez soin de communiquer vos opinions avec politesse et respect;

4. Les « recommandations »: Offrir des ressources (livres, articles, vidéos, contacts) reliées à votre positionnement;

5. Les « informations »: Communiquer des nouvelles de votre spécialité ou qui démontrent les succès de vos clients.

L’important est de communiquer vos idées avec votre style de communication et votre voix.

Le temps et l’effort que vous investissez à générer du contenu de qualité vous aideront à tisser des liens de confiance avec votre réseau, ce qui vous donnera comme résultat un positionnement solide et des clients fidèles.

Donc je vous encourage à développer et à offrir des infolettres informatives qui expriment comment vous pouvez aider vos clients… bien sûr en respectant l’esprit et la lettre de la loi.

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L’International Startup Festival de Montréal, maintenant à sa quatrième édition, est le plus grand rassemblement du monde des startups au Canada, et un des incontournables sur le circuit nord-américain. Plus de 1500 entrepreneurs, développeurs, investisseurs et amateurs de startups viennent pour réseauter et découvrir les tendances de pointe dans le domaine.

Pour profiter au maximum de votre participation au ISF, vaut mieux se préparer. Et voici une liste de vérification pour assurer une expérience à succès:

1. Planifiez votre participation

Il y a beaucoup de choses à faire lors du ISF – mais vous ne pouvez pas tout faire. Planifiez deux ou trois conférences ou atelier que vous ne voulez pas manquer, et le reste du temps participez au réseautage et aux conversations dans le secteur des tentes.  Pages d’intérêt sur le site du Festival:
Agenda: http://startupfestival.com/agenda/
Les tentes: http://startupfestival.com/tent-village/
Carte du site (tout est à cinq minutes à pied): http://startupfestival.com/international-festival-2014/venue

2. Votre phrase de positionnement:

Une « phrase de positionnement » pour répondre clairement à la question « Que faites-vous »?

La structure est:

Nous (verbe d’action)
les (type de client visé)
qui vivent (le problème principal)
à (bénéfice principal de votre offre).

Exemple:
« Nous aidons les propriétaires de flottes de véhicules qui vivent des problèmes de gestion d’entretien à réduire les coûts et augmenter la fiabilité. »

« Nous aidons les petites entreprises de service qui vivent des difficultés de recrutement à se servir du référencement social pour dénicher des candidats qui sont autrement invisibles. »

3. Un « Elevator pitch » de 60 à 90 secondes

Il y a six concours de Pitch au StartupFest: (http://bit.ly/StartupOpps)

– Prix d’investissement de 100k$
– Prix des grand-mamans
– Choix du public
– Participation à FounderFuel automne 2014
– Participation à ideaBOOST automne 2014
– Pitch média CBC

Pour participer, il faut préparer un elevator pitch de 60 à 90 secondes.
Couvrez chaque point suivant avec une phrase pour que le tout se dit dans le temps alloué:

• Intro audacieuse
• Attention
• Occasion
• Découverte
• Appât du gain (« greedy »)
• Confort (votre capacité à gérer les risques)
• Point de preuve court terme qui confirme votre vision
• Demande séduisante
• Phrase de positionnement

Explication des points: http://blogue.davender.com/2014/01/pitch-investisseurs/
Exemples de elevator pitch: http://startupfest.com/videos/3200

Pour le concours du prix d’investissement, vous pouvez faire votre elevator pitch en français, mais pour les autres, soyez préparés à pitcher en anglais.

4. Un sommaire exécutif (one-pager)

Si vous cherchez à connecter avec des investisseurs, montez un document d’une page indiquant vos coordonnées. Les explications de comment le monter sont dans les liens au bas de ce billet. Voir un exemple via le lien ici (PDF). Apportez quelques copies en papier et ayez un PDF de prêt pour envoyer via e-mail rapidement après une rencontre.

5. Un site web ou page d’accueil

Votre site web n’a pas besoin d’être complexe, mais il doit être présentable. Une page simple d’accueil avec vos coordonnées fait aussi l’affaire. Vous pouvez faire une page « pour investisseurs » avec un lien vers votre one-pager.

6. Cartes professionnelles

Des cartes professionnelles avec votre logo, votre nom et vos coordonnées (e-mail, téléphone, site web). Pas besoin de mettre une adresse postale à moins que ça ajoute à votre image, donc ne pas mettre une adresse de résidence. Apporter 200 cartes et les donner librement, ainsi que de les laisser partout sur les tables (si vous désirez).

7. Matériel promotionnel

Dépendant de l’évolution de votre projet, des autocollants avec votre logo ou d’autres objets promotionnels sont toujours utiles. Certains startups organisent des « promotions guérilla ».

8. Autres points:

– Je recommande que vous ayez vos outils en anglais ou bilingue. Faites vérifier la grammaire pour éviter les fautes évidentes.

– Pratiquez souvent pour bien communiquer sans hésitation.

– Au sujet de l’habillement: Il fera chaud, les journées sont longues et vous allez marcher beaucoup. Portez votre t-shirt de Québec Startup ou de votre entreprise, des shorts, lunettes de soleil, et souliers confortables. La tenue du jour est très décontractée, même pour les conférenciers. Ayez beaucoup de poches pour mettre les cartes professionnelles que vous donnez et que vous recevez.

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Mission: DISRUPT

C’est tentant de pondre une idée pour un produit ou un service et vouloir sauter tout de suite à le monter et le vendre. C’est visible, c’est productif.

Mais trop souvent, ce réflexe mène à un désastre. Je ne sais pas combien j’ai croisé d’entrepreneurs qui ont investi leur trésor et leur temps dans le développement, pour se rendre compte que personne ne veut l’acheter. J’en sais aussi de ma propre expérience.

Cette approche sous-entend une croyance que la partie la plus difficile est de bâtir son offre – une hypothèse ne tient plus la route. De nos jours, les coûts pour développer et exploiter une entreprise, que vous soyez en produit ou en service, ont baissé de niveau quantique.

Bien que le risque d’exécution demeure, son importance diminue maintenant lorsqu’on le compare au risque du marché – un marché en évolution et en accélération. Les gens se font bombarder de tellement de choix que l’arrivée de votre offre se perd dans le bruit.

C’est pour cela, que le premier pas lorsque vous avez une idée d’affaires ne devrait pas être de bâtir, mais plutôt de partir à la découverte de « disrupt » : la proposition de valeur qui réoriente le marché, et qui vous positionne comme la nouvelle référence de choix.

Le hic, c’est que cette proposition de valeur est inconnue, autant de vous que de votre marché. Il faut la découvrir.

La légende veut que Henry Ford, quand il a sondé ses clients potentiels, lui ont demandé des chevaux plus rapides. Mais au lieu d’accepter leur réponse au premier regard, il est allé voir la réponse derrière la réponse. Et c’est là qu’il s’est rendu compte de la motivation subconsciente des gens: le désir d’avoir un mode de transport plus pratique et autonome que le cheval. Steve Jobs a fait de même avec le iPad – les tablettes existaient en 2010, comme « ordinateur dans une forme de tablette ». Jobs s’est posé la question: qu’est-ce que les gens veulent, mais ne savent pas qu’ils veulent, et s’ils le savaient, son offre serait indispensable pour eux?

Ce n’est pas l’originalité de votre offre ou l’innovation de votre technologie qui fait que votre marché sautera dessus. Ce qui importe est que vous arrivez à résoudre un besoin urgent, ou à satisfaire un désir ardent que votre client ne savait même pas qui existait pour lui.

Si vous n’avez pas découvert ce que vous ne savez pas à propos de ce que vous ne savez pas à propos de ce que vos clients ne savent pas de ce qu’ils ne savent pas à propos de ce qu’ils veulent… vous n’êtes pas sorti du bois.

La découverte de votre disrupt est alors votre mission première.

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Québec Startup, le nom de la communauté startup de Québec, est en lice pour « Startup Community » de l’année dans les Startup Canada Awards. Je vous encourage à voter pour QuébecStartup tout de suite ici:

http://startupaward.ca/blog/2014/05/14/public-vote-live-now-deadline-may-23rd/

Date limite est vendredi 23 mai 17h.


 

Voici un message que j’ai écrit à un collègue expliquant pourquoi Québec Startup mérite le prix de « Startup Community » de l’année:

QuébecStartup recevra le prix régional demain à Montréal pour souligner le progrès que nous avons fait à Québec pour jeter les bases d’une communauté entrepreneuriale.

Il y a quatre ans, en 2010 quand j’ai fait mon pivot vers les startups, il n’y avait presque rien à Québec, sauf le StartupCamp de la VETIQ et DEVTECH50. Et ceux qui ont participé à ces activités en 2010 et 2011 se rappelleront du fait que les investisseurs VC ne se présentaient pas, et la piètre qualité des présentations et de modèles d’affaires.

Lors du Startup Festival de 2011 j’y étais avec trois startups d’ici, ainsi que Sébastien. C’est à ce moment-là que nous nous étions donné comme objectif de tout faire pour lever une infrastructure de startup à Québec. À ce moment-là nous espérons d’activer le 1er pilier de la communauté, les entrepreneurs, afin d’attirer le 2e pilier de la communauté, un fonds d’investissement, et pour bâtir le 3e pilier, un accélérateur.

Regardons ce que nous avons accompli sans investisseurs, sans appui des entrepreneurs d’expérience, sans appui des hautes instances gouvernementales autre que le Maire Labeaume, Québec International, Emploi-Québec et des partenaires locaux:

- deux Startup Weekends à succès,
– deux délégations au Startup Festival (qui font parler de nous à travers le Canada).
– deux Unconferences (connectés au Quebec City Venture Capital Conference qui était jusqu’à ce moment-là, fermé aux entrepreneurs),
– des startups de Québec à FounderFuel,
– DEVTECH50 (que je considère un grand succès) et DEVTECH Bio (concours et délégation à Chicago),
– Missions en Silicon Valley,
– StartupCanada à Québec (2012, une des plus grandes activités de Startup Canada dans leur tournée trans-canadienne),
– QuébecStartupBreakfastClub (un an en opération),
– Lean Startup Machine,
– StartupFuze,
– Cinq cohortes de FastTrac (33 entrepreneurs) et notre plus grande cohorte à date (et qui a gagné le plus d’argent pendant le programme),
– Sessions spéciales avec des VC qui passent à Québec (PitchIt, Conversations avec un VC, etc),
– et les autres activités à Québec comme WAQ, Tout le monde UX, Huby, la Ruche, etc etc etc et j’en manque encore…

Québec est vu comme exemple par StartupCanada comme communauté qui travaille vraiment des « grassroots » pour générer une Startup Community dans le vrai sens qu’entend Brad Feld: bâti par les entrepreneurs pour les entrepreneurs.

Nous sommes à un pivot critique dans le développement de la communauté. Le prix régional, et surtout si nous gagnons le prix national grâce à votre soutien, nous donne le social proof nécessaire pour réveiller les investisseurs locaux et régionaux ainsi que d’activer les instances publiques pour mettre en place les 2e et 3e piliers (capital et lieu).

La communauté entrepreneuriale Québec Startup ne sera pas monolithique et ne devrait pas l’être. Les makers, les hackers, les hipsters, les hustlers, les funders, les founders auront leurs villages et on vient ensemble comme réseaux interdépendants. (Voir le Boulder Thesis http://www.startupcommunities.ca/2013/05/01/startup-communities-explained-the-boulder-thesis/ )

Il faut se rappeler que bâtir une communauté entrepreneuriale est un projet de 10 à 20 ans. Un des écosystèmes des plus vibrants en Amérique, soit Montréal, a commencé il y a sept ans avec la vision d’un couple de personnes. Eux ont débuté en 2008, nous avons commencé en 2012. Si on compare où nous en sommes à Québec aujourd’hui en 2014 avec où était Montréal en 2010 (avant que FounderFuel commence), nous sommes en plein sur la courbe.

C’est donc pourquoi, selon moi, Québec Startup mérite votre vote d’appui. Plus que nous serons visibles sur la scène nationale et internationale, plus nous serons en mesure d’attirer les ressources et d’activer les instances pour faire en sorte de créer des histoires à succès de nos entrepreneurs de Québec.

Voici mes $0.02 et aussi mon vote.

 

Pour plus d’informations:

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Tout est hypothèse

En mode startup, tout est hypothèse.

Comment bâtir la solution si on ne connaît pas le problème?

L’entrepreneur typique se dit « si je le bâtis, les clients vont venir ». Le problème avec cette attitude c’est de présumer qu’on sait ce que les gens veulent. Or, la réalité est que la grande majorité de votre marché ne viendront pas, car elle est indifférente (ou même hostile) à votre offre.

C’est pour cela que dans un premier temps, avant d’écrire un plan d’affaires ou de développer son idée, il faut partir à la recherche de la validation sur le terrain.

La mission de l’entrepreneur startup est de décoder le chaos et l’incertitude pour extraire des offres innovatrices que le marché veut, mais ne s’attend pas de recevoir. Pour ce faire, le weekend Lean Startup Machine Québec vous encourage à penser en termes d’hypothèses et de tests. Cette approche vous permet de mettre de côté vos idées préconçues et découvrir « ce que vous ne savez pas de ce que vous ne savez pas » à propos de votre marché – la pierre angulaire pour être en mesure de causer un disrupt qui déplace les options existantes pour le client et qui vous positionne comme la nouvelle référence.

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