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De l’argent gratuit qui coûte cher…

Récemment, deux entrepreneurs m’ont demandé comment faire pour obtenir une subvention pour leur entreprise.

Je ne suis pas un grand « fan » de subventions, même (et surtout) le Soutien au travailleur autonome (STA). Et cela vient d’expérience, car dans ma première entreprise, j’ai fait l’erreur de courir après des subventions, au prix de mettre mon projet en péril.

Mon premier projet d’entreprise était dans le secteur de la haute technologie – un domaine où il y a tas de programmes, de subventions et d’autres sources d’argent offerts au niveau local, provincial et fédéral. Mon mentor, un professeur dans la Faculté de gestion à l’université où je vivais, m’encourageait à demander de ces fonds pour m’aider à démarrer mon entreprise.

Donc, j’ai écrit proposition après proposition… Oh… quelle merveille furent ces propositions! Tellement bien écrits, documentés et présentés… Je dois avoir passé de trois bons mois pour faire une proposition en particulier, qui m’a donné droit à la grosse somme de 10000 $ (avant que je n’aie fait aucun travail sur le projet!). Faites le calcul, est-ce vraiment rentable?

Rappelez-vous que le but primaire des subventions et des programmes d’aide gouvernementaux, c’est de promouvoir un ordre du jour politique, celui de l’autorité qui fournit les fonds. Et pour justifier cet agenda, le bureau qui vous octroi la subvention veut en tenir un certain contrôle et une responsabilité sur comment les fonds sont dépensés. Je suis d’accord, car en principe, c’est une surveillance prudente du point de vue du trésor public. Cependant, pour moi, l’entrepreneur, cela signifie de la paperasse pour appliquer, aussi bien que de la paperasse pendant et de la paperasse après. Et de la paperasse, c’est rarement profitable.

Même plus insidieux, c’est la dépendance qui se crée entre le micro-entrepreneur qui reçoit la subvention et l’autorité qui l’accorde. À mon avis, la raison principale que les micro-entreprises n’ont pas assez de fonds, c’est parce qu’ils ne font pas la chose la plus importante en affaires, qui est de vendre. Dans ma première entreprise, c’était certainement mon problème. J’étais plus à l’aise de demander une subvention que risquer de sortir et de vendre. Et lorsque j’avais finalement reçu la subvention, j’ai senti un certain « prestige » (hé, le gouvernement m’a donné de l’argent, donc je dois faire quelque chose de bon!).

Ce qui est arrivé finalement, c’est que la subvention m’a empêché de faire ce qui était le plus important, ce qui est de prendre le téléphone, faire des rendez-vous avec des clients et signer des contrats! Et puisque je ne créais pas de flux de revenu profitable (qui peut seulement être fait en ajoutant de la valeur aux clients), je n’ai jamais fait de l’argent et j’ai dû fermer mon entreprise. Une subvention, même du meilleur des intentions, a l’effet pervers de préserver le statut quo et de dissuader le récipiendaire à prendre les risques nécessaires pour créer un profit.

Considérez ceci … si les subventions fonctionnent si bien, pourquoi est-ce que c’est les projets en difficulté qui obtiennent des subventions, tandis que ceux qui réussissent ne les reçoivent pas? Pourquoi un si petit pourcentage de ces subventions ou de ces garanties de prêt est rarement remboursé?

Si vous voyez de l’argent du gouvernement qui est offert à un secteur ou à une entreprise supposément prometteuse, c’est qu’il y a un ordre du jour politique caché dans la transaction. Partez en courant dans l’autre sens, parce que je parie que c’est un trou noir. N’en soyez pas englouti.

Il se peut, si le but de la subvention est en alignement avec vos buts, vos objectifs et vos valeurs, il peut y avoir un certain mérite dans la considération de la demande d’une subvention (remarquez le ton très conditionnel avec lequel j’ai structuré cette déclaration). Souvenez-vous, caveat emptor, soyez un acheteur averti. Très, très averti.

Je suis un grand partisan de la stratégie VENDREPRODUIRELIVRER. Maintenant, je fais rarement quelque chose qui n’a pas été validé par un client qui met de l’argent réel sur la table. Cela assure que je reste dans le lieu commun entre ma passion, mes besoins et mes désirs, et les passions, les besoins et les désirs de mon client, sans la distorsion des objectifs d’un fonctionnaire ou d’un politicien. L’argent qui provient des services que je fournis à mes clients, c’est l’argent qui a le plus de valeur, parce que cela signifie que j’ajoute vraiment la valeur à mes clients, et qu’ils apprécient ce que je leur offre. Un revenu que provient d’une relation d’affaires intègre est la vraie source de la richesse, de la prospérité et de l’indépendance.

De l’argent « gratuit » peut vous coûter cher. Si vous avez vraiment besoin d’argent rapidement, la meilleure façon de l’obtenir, sans liens et sans obstruction, c’est de sortir et de vendre sa salade!!!

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