≡ Menu

Si vous le construisez, ils viendront…

Le sujet du jour à une récente réunion de Toastmasters fut «Inspiration». Pour nous présenter, le Toastmaster du jour nous a demandé de nommer un film ou un livre qui nous inspire.

Le film qui m’inspire à chaque fois que je regarde, c’est « Field of Dreams » (« Jusqu’au bout du rêve« ), le film de 1989 avec Kevin Costner.

C’est l’histoire de Ray Kinsella, un fermier de l’Iowa, qui vit heureux avec sa famille, mais aussi avec beaucoup de dettes. Il a peur de finir comme son père, qui n’a jamais pu aller au bout de ses rêves. Un soir d’été, dans son champ de maïs, il entend à sa grande surprise une voix lui répéter « si tu le construis, il viendra… » Kinsella rase alors ses champs et construit un terrain de base-ball. C’est le début d’une aventure fantastique qui lui permettra de vivre son plus grand rêve.

En regardant le film, je me vois comme le fermier, Ray, lorsqu’il entend la voix. J’entends des échos de ce qui m’a poussé à quitter ma carrière militaire en 1994 et à démarrer ma première entreprise au lieu de faire comme les autres et me faire embaucher par une boîte de consultants. Cette voix m’a aussi réveillé de ma torpeur, me poussant à laisser le projet troublé dans lequel j’étais impliqué à la mi-1998, ce qui m’a conduit à faire le grand saut de carrière de l’ingénierie jusqu’au coaching (qui était une profession quasi inconnue en 1999-2000).

Je me vois dans les actions et les réactions du personnage de Costner lorsqu’il entend la voix, ressentant l’envie de faire quelque chose, et pourtant il continue à l’étape suivante, dans la foi, sans un plan apparent, mais toujours en mesure de voir la prochaine étape.

En dépit de tous les signes du contraire, comme la menace d’éviction de sa ferme, la pression de son frère pour vendre les terrains et payer une partie de ses dettes, la réaction de la communauté, de l’improbabilité totale de tout ce projet farfelu… quelque soit les difficultés, le fermier Kinsella reste fidèle à sa vision et à son intuition.

C’est bizarre, mes yeux font toujours une sorte de réaction allergique qui provoque des larmes à la fin du film, la caméra faisant le gros plan pour démontrer la longue file de visiteurs qui serpente des dizaines de kilomètres pour voir le « Field of Dreams »: le rêve devient réalité.

Pour faire le saut et créer votre propre projet d’entreprise, vous devez être motivé par plus que la seule nécessité économique. Votre pourquoi doit être plus grand que l’argent, car c’est sûr qu’il y a des moyens plus faciles et moins risqués pour gagner votre blé. En fin de compte, la passion de l’entrepreneuriat, c’est une vocation de la plus haute sorte.

« Construisez-le et ils viendront » ne signifie pas seulement de le construire et de s’asseoir et d’attendre qu’ils viennent, mais de le construire en engageant les autres dans la passion de votre vision, en suivant votre intuition et en vous servant de l’inspiration pour déterminer la prochaine étape.

Un bilan financier ni une analyse du marché ne tiennent compte de la vraie valeur d’une idée, ni de tout ce que représente un projet d’entreprise. Il y a des choses dans la vie qui doivent être faites, peu importe ce que dit l’argent. C’est cette voix intérieure que doit suivre le solopreneur allumé.

Un certain niveau de planification stratégique est nécessaire, mais votre plan tout seul ne garantira votre succès. Seul un sens clair de qui vous êtes (votre mission) et de ce que vous voulez (votre vision) peuvent vous guider à créer une nouvelle réalité en dépit de tout les obstacles.

Il ne faut donc pas se laisser prendre dans une boucle sans fin de planification et de l’élaboration de stratégies. Ayez une vision globale de ce que vous voulez bâtir, et puis laissez le «comment» se dévoiler à vous avec chaque pas vers l’avant. Parfois l’étape suivante suggérée par cette voix intérieure peut sembler étrange, mais si vous croyez en votre vision et dans Qui Vous Êtes Vraiment, vous finirez par créer ce que vous deviez créer…et ils viendront.

0 comments… add one

Leave a Comment