≡ Menu

La stratégie « 6/49 », ou le mythe de la sécurité financière

Chaque jour, surtout au temps des RÉÉR et des impôts, les médias sont remplis d’annonces nous invitant à faire affaire avec telle ou telle maison de placements – ou dans le jargon « politiquement correct », avec notre « représentant en sécurité financière« .

On nous vend l’idée qu’on peut travailler, mettre un peu d’argent de côté, multiplier nos épargnes et de se payer des voyages en Venise lors de notre retraite.

Mais c’est quoi au juste, la sécurité financière? Est-ce que c’est de quoi d’atteignable?

Commençons avec le concept de « sécurité financière ». Pour le citoyen travailleur, souvent cela signifie de mettre de côté un peu d’argent et de céder le contrôle à un « expert », qui l’investit dans le marché boursier. Lors de la retraite, ce montant devrait être assez pour vivre (du moins simplement), jusqu’à la fin de ses jours, absent tout accident de parcours ou de maladie grave.

J’ai vu des gens expliquer c’est quoi pour eux la sécurité financière, faisant semblant d’entourer leurs bras autour d’un sac d’argent imaginaire, le serrant très près du corps pour ne pas le perdre. Lorsque j’ai vu ce message non verbal, je me suis aperçu que la « sécurité financière » est plus une émotion qu’une réalité. C’est viser une sécurité en accumulant une réserve statique d’argent sur lequel on peut vivre. Et si nos épargnes ne sont pas assez pour remplir la cagnotte, mieux vaut se payer des billets de 6/49 comme police d’assurance!

Et avec le flux radical des marchés boursiers aujourd’hui, selon vous c’est quoi la probabilité d’accumuler assez de réserves pour vivre un autre vingt à trente ans après qu’on ait fini de travailler, comme suite à une retraite volontaire ou involontaire?

Une réserve statique ne sera jamais assez sécure pour survivre l’environnement très dynamique dans lequel nous vivons. Qui saurait prédire l’état de l’économie dans vingt ans, dix ans, ou même l’année ou le mois prochain? (Et ceux qui tentent de faire ces prédictions n’ont jamais à vérifier leurs dires!)

Si la sécurité financière n’est pas un objectif résilient, alors qu’est-ce que ça veut dire, être prospère? J’aime la définition selon Robert Kiyosaki: la prospérité (wealth) c’est la période de temps qu’on peut vivre comme on veut [au standard qu’on veut, et faisant ce que l’on veut] sans avoir à échanger son temps pour l’argent.

J’aime cette définition parce que ça change la perspective de la prospérité d’une situation statique à un point de vue dynamique. La sécurité financière devient alors une autonomie financière basée sur une diversité de sources de revenus récurrentes (qui rentrent automatiquement et continuellement). Le « tank à gaz » se remplit automatiquement au fur et à mesure. Être prospère n’est pas fonction de ce que l’on a, c’est une fonction de ce que l’on génère.

Le chemin de l’autonomie financière requiert un changement de mentalité de celle de l' »employé« , pensant que l’argent vient en l’échangeant pour son temps (salaire), à l’attitude de l’entrepreneur (investir son temps, énergie et argent à créer des flux de revenus). Ou, en termes financiers, de viser le flux de revenu versus le gain en capital.

Le chemin de l’autonomie financière requiert de prendre la charge et la responsabilité de gérer ses propres finances, au lieu de les déléguer à quelqu’un d’autre qui « sait » (peut-être ou peut-être pas) comment le faire grandir.

Le travailleur autonome a un énorme avantage sur le salarié, surtout lorsqu’il fait le saut à une mentalité d’entrepreneur. Au lieu d’échanger son temps pour l’argent (en visant l’épargne et la sécurité), visez la création de flux de revenus et l’autonomie. Le vrai test de l’autonomie financière est: est-ce que vous faites des sous lorsque vous dormez? Si oui, vous êtes dans la bonne direction.

Comme le démontrent les sagas des Norbourg (Can), des Bear Stearns et Enron (EU) et des autres désastres financiers, l’approche de viser la sécurité financière en confiant ses épargnes à quelqu’un d’autre n’est pas sans danger. Et encore pire, miser sur la stratégie 6/49 est encore plus farfelue…mais combien de gens le font? Beaucoup trop, à mon avis.

Vaut mieux prendre le contrôle de son avenir, apprendre comment transformer ses talents et ressources en flux de revenus, diversifier ses sources et viser une vraie prospérité et autonomie financière.

En en créant pour vous la vraie autonomie financière, au lieu de passer vos vacances en Venise…en-Québec, vous serez plus en mesure de vous payer Venise… celle d’Italie. Cela vous tente?

0 comments… add one

Leave a Comment