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Comment vaincre son Don Quichotte intérieur

Quand est-ce qu’un rêve devient trop grand?

Lorsqu’on se lance dans un projet d’affaires, c’est l’optimisme qui mène. On a l’impression de pouvoir changer le monde, que tout est possible. C’est bien que ce soit ainsi, car c’est la passion de la vision qui alimente la confiance de foncer au mur quasi immobile du statu quo.

Emporté par l’euphorie du moment, c’est facile de tomber dans le syndrome de Don Quichotte : être tellement emballé de son projet qu’on prenne des risques aveugles qui peuvent nous mener dans des situations difficiles.

L’entrepreneur qui voit grand et qui réussit de façon spectaculaire dès le premier coup fait un bon article de journal, mais est très loin de la réalité.

Mais lorsque l’euphorie du lancement se volatilise, comment maintenir son élan en face des petites déceptions quotidiennes? Ce qui importe, c’est la description de sa vision. Viser trop petit et l’émotion n’a pas de place, trop grand et la passion s’évapore. Une vision de la bonne taille permet de se rebrancher à l’émotion du démarrage, en plaçant un pied dans le connu et l’autre juste au-delà des limites de notre zone de confort.

Le fait de bien ancrer sa vision permet aussi de vaincre l’effet Don Quichotte. En effet, une vision gagnante nous projette au-delà des mesures économiques et décrit les quatre dimensions qui alimentent la prospérité :

Pourquoi : L’impact que nous voulons créer dans le monde au moyen de notre projet, en alignement avec nos valeurs et nos passions. Plus l’impact est bénéfique, plus que la vision va attirer les ressources pour réaliser la vision.

Passion : La tension créatrice entre le moment présent et ce qu’on veut créer. Si la distance entre le présent et la vision est trop petite, il n’y a pas d’anticipation ni de passion. Si la distance est trop grande, la vision se dissocie de notre réalité et l’intérêt se perd. Lorsque la distance entre le présent et la vision est de la bonne grandeur, la passion s’entretient naturellement.

Personnes : Une vision gagnante cherche à créer et à faire engager une communauté de personnes qui se voient dans la vision. La vision fait un appel individuel au plus grand nombre possible de personnes, chacune se voyant adressée par la vision.

Profit : Le bénéfice intangible (l’expérience, la qualité de vie) et tangible (financier et matériel) qui permet à tous les partisans de bénéficier.

C’est important de voir grand : la grandeur de notre vision crée l’espace pour produire de résultats remarquables. Mais il faut aussi garder les pieds sur terre en tenant compte des quatre dimensions d’une vision gagnante : Pourquoi, Passion, Personnes et Profit.

Chaque entrepreneur a un petit Don Quichotte intérieur. Ça prend une certaine audace pour se lever chaque matin et de se lancer contre les sentinelles géantes qu’on rencontre chaque jour. Mais, tout comme le conte de l’homme de la Manche, l’aventure de l’entrepreneurship permet chaque jour de mieux se connaître. Le but c’est de se réveiller à sa vraie vision plus tôt que tard, une vision reliée à sa mission et à ses valeurs au lieu d’une vision qui fait référence à quelque chose à l’extérieur de soi.

C’est bien de voir grand, mais il faut garder les pieds sur terre et faire ce qu’on doit faire, chaque jour, pour donner vie à notre rêve. C’est comme ça qu’on crée un résultat qui dure et perdure.

Pour plus d’informations

Inspiré d’un billet de Seth Godin http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2010/05/don-quijote-didnt-ship.html
Traduction automatique: http://bit.ly/dpkAq9

Crédit: Image par Matt Blakemore via Flickr. Lien direct pour la photo: http://www.flickr.com/photos/simpologist/31746141/
Permission d’utilisation sous licence Creative Commons

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