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L’entrepreneur d’opportunité

Je lisais l’étude récente produite par KPMG-SECOR (document PDF) pour le compte de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (communiqué de presse), et trois constats ont retenu mon attention:

– le nombre d’entreprises à Québec par rapport à sa population est relativement faible,
– la majorité sont des micro-entreprises de service, et
– nous innovons moins que d’autres villes (et surtout que nous faisons moins de commercialisation de ces innovations).

Cela m’a fait réfléchir au dilemme que pose la promotion de l’entrepreneuriat non seulement à Québec, mais aussi au niveau provincial: nous encourageons les gens de « se lancer en affaires », mais créons-nous de vrais entrepreneurs? Ces gens qui génèrent de la richesse?

Un entrepreneur n’est pas comme l’autre – c’est le message du livre classique « The E-Myth Revisited: Why Most Small Businesses Don’t Work And What To Do About It » de Michael Gerber. Sa thèse principale est qu’il faut faire une distinction entre les trois niveaux d’évolution d’un entrepreneur:

– l’artisan, celui qui fait une transition entre faire son métier comme employé, à le faire comme travailleur autonome ou micro-entreprise,
– le gestionnaire, celui qui engage des employés, mais dont le revenu d’entreprise est encore proportionnel aux heures facturées, et
– l’entrepreneur, qui bâtit un système qui créé, livre et récolte de la valeur, un levier qui devient un générateur de richesse.

Trop des entrepreneurs du Québec sont des entrepreneurs de nécessité, se créant un emploi (ou un couple d’emplois) basé sur ce qu’ils savent faire – donc avec une mentalité d’artisan. Ce genre d’entrepreneuriat « de nécessité » est certainement important pour l’économie locale d’un quartier ou d’une ville.

Mais une économie prospère ne se bâtit pas que par le boulanger ni le tailleur. Il faut des entrepreneurs qui visent de grandes opportunités, qui veulent bâtir des entreprises qui créent des produits et des services innovateurs de grande valeur, exportant hors de la région immédiate et attirant des flux de revenus et d’investissement de l’extérieur. Si nous voulons que l’économie du Québec progresse et génère de la richesse, il faut encourager et soutenir ces « entrepreneurs d’opportunité » qui visent à opérer sur la scène nationale et internationale, soit les CAE, les Bombardier et les Canam de demain.

La distinction entre l’entrepreneur de nécessité et de l’opportunité est, au fond, une question de grandeur de vision, de comment on veut changer le monde – de provoquer un « disrupt » – en créant un surplus abondant de valeur pour le client au centre du processus.

Sommes-nous prêts à voir grand et à agir grand, à transformer le futur?

C’est un sujet auquel je continue de réfléchir, mais je voulais partager ma ligne de pensée avec vous en ce moment, car vous allez probablement repérer ces réflexions dans mon coaching, mes formations et mes communications. Je vous encourage à me challenger sur ces idées via mon blogue, mes pages de réseaux sociaux ou directement par courriel. Ou offrez-moi un Starbucks si vous voulez en discuter en personne 🙂

Cet article fait partie de mon infolettre #3, envoyée le 22 septembre 2013.
Lire l’infolettre au complet ici:
http://eepurl.com/FG1Vj

Pour plus d’informations


Les archives des infolettres précédentes se trouvent ici:
http://us4.campaign-archive2.com/home/?u=d6607ff28df11b845d3af538e&id=189f7a3f43

Photo: DonnaGrayson via Flickr
Lien direct: http://www.flickr.com/photos/donnagrayson/195244498/
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