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J’ai une idée…

Chaque semaine, je reçois des appels d’entrepreneurs avec des idées. Cela m’encourage.

Mais en même temps, ce qui me préoccupe est que ces mêmes entrepreneurs sont convaincus que leur idée est prête à passer au financement et à l’exécution. C’est là que l’entrepreneur se trompe: l’idée n’est pas une fin, ce n’est que le départ.

Une idée d’affaires peut venir de plusieurs sources:

– de ce que l’on a fait par le passé comme employé et que maintenant on veut le faire de sa propre initiative (l’artisan);

– d’avoir vécu quelque chose qui provoque une inspiration afin de le faire mieux, plus vite, moins cher ou d’une façon inusitée jusqu’à présent (le motivé);

– de voir un manque dans le marché, un besoin non satisfait qu’on est convaincu de pouvoir combler (le spéculateur); ou

– d’imaginer par soi-même un nouveau produit ou service (l’inspiré).

Lorsque j’ai démarré ma première entreprise en 1995, j’étais de la catégorie “artisan”. J’avais un emploi spécialisé dans l’aviation militaire canadienne, mais mon poste était supprimé lors de compressions budgétaires. J’étais convaincu que je pouvais faire mieux, moins cher, et plus vite comme contractant au lieu d’être à l’interne, et c’est pour cela que j’avais quitté ma carrière militaire. Ce dont je me suis rendu compte par la suite est que d’être artisan dans une organisation avec tous les systèmes de support et être autonome à l’extérieur ce sont deux choses complètement différentes.

Ce qu’il y a en commun avec ces quatre générateurs d’idée d’affaires est que sur le coup, lorsqu’on a notre idée d’entreprise, on vit une certitude inébranlable que notre idée est la bonne et que tout le monde voudra l’acheter ou y investir.

La dure réalité est la suivante: parce que vous avez une bonne idée, ne veut pas dire que les gens vont trouver que l’idée est bonne. La majorité du monde est indifférente à ce que vous offrez, ou même hostile parce que chacun a ses propres priorités, préoccupations, et problèmes. Parce que votre offre est une parmi des centaines auxquelles les gens sont bombardés chaque jour.

La première étape lorsqu’on a une idée d’affaires n’est pas d’écrire un plan d’affaires. Cela se fera plus tard.

Ce qu’il faut faire d’abord est d’explorer l’idée, pour trouver qui sont les gens qui l’attendent, qui reconnaissent sa valeur et qui sont prêts à s’y engager. Votre idée est grande, et il faut trouver quelle partie de l’idée correspond avec les priorités, les problèmes, les désirs, les rêves et les valeurs de vos clients, vos utilisateurs, vos collaborateurs et toutes les autres parties prenantes.

Aujourd’hui, se lancer en affaires est vraiment à la portée de tous. Les technologies et les services qui existent permettent à l’entrepreneur startup d’accomplir toujours plus, à peu de frais. Le capital financier pour bâtir son projet est abondant.

Si l’argent et l’exécution ne posent pas de barrière à l’entrée, où se trouve la difficulté? Ce n’est pas la capacité de bâtir son idée, mais plutôt la découverte du modèle d’affaires autour de son idée: comment on créé, on livre et on récolte de la valeur. Ce processus, qui s’appelle le “Lean”, vous permet de découvrir comment positionner votre offre pour attirer les gens qui sont prêts à participer.

Au début, il ne faut pas protéger son idée. Il faut la défaire, en examiner les composantes, conserver ce qui résonne avec votre marché, rejeter les parties qui ne suscitent pas de réaction, et inventer ce qui reste pour créer une offre qui provoque un « disrupt » – une rupture dans le statuquo du marché pour vous permettre de devenir la nouvelle référence de clients qui vous adorent.

Il y a peu de nouveaux entrepreneurs qui sont prêts à risquer la mort de leur précieuse idée. Mais le bogue se trouve là – il faut lâcher prise sur ses idées, car il y en a beaucoup d’autres où vous les avez trouvées.

N’ayez pas peur de voir que votre idée ne passe pas le test de la validation. Les vrais entrepreneurs à succès savent que plus vous vous essayez, plus vous en aurez des idées, et plus fortes seront vos chances de frapper un coup de circuit.

Pour plus d’informations:

Présentations sur Slideshare:

Votre marché cible: mythes et réalités
http://www.slideshare.net/coachdavender/votre-marche-cible-mythes-et-realites

 

 

 

Image: « Bart » via Flickr
Lien direct: https://flic.kr/p/2uHMVA
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